Ma petite est comme l’eau…

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Cela fait longtemps que j’ai envie de parler un peu d’Orangette ici. A plusieurs reprises je me suis mise devant mon clavier et ai commencé à taper quelques mots. Mais ils ont du mal à venir ces mots. Ces mots pour parler de ma fille. Peut-être parce que j’ai parfois l’impression qu’elle est un peu comme un ovni dans nos vies.

Orangette m’étonne, elle est insaisissable.
Quand je pense qu’elle a besoin de moi pour avancer, elle me refuse la main, se dégage d’un geste sec, préférant partir le front haut mener sa petite vie.
Quand je pense qu’elle peut aller toute seule, elle s’accroche à moi comme un bébé koala, comme une moule sur son rocher. Impossible à décoller.
Elle est capable de crier, de pleurer, de devenir rouge de colère et de se mettre par terre pour une petite frustration qui, à elle, doit lui paraitre une abomination.
Elle est capable de rire sans s’arrêter, de sourire toute la journée, de tomber à répétition et de toujours se relever sans jamais pleurer.

Orangette est têtue. Ce doit être sa descendance bretonne.
C’est même déjà une vraie tête de mule. Quand elle a décidé quelque chose, il est difficile de lui faire changer d’avis sans essuyer de cris.

Orangette est déterminée. Quand elle essaye quelque chose de nouveau, elle s’y tient, y revient, 10 fois s’il faut. Et elle finit toujours par y arriver (quitte à bourriner un peu s’il le faut).

Orangette n’a peur de rien. A peine 15 mois et on ne peut plus casse-cou. C’est comme ça que je l’ai retrouvée en haut du toboggan l’autre jour ; elle était montée à l’échelle toute seule. Elle a un développement moteur qui m’épate. Je me demande même si elle ne court pas déjà plus vite que son frère.

Orangette a un caractère bien trempé. Quand elle n’est pas contente, elle nous le fait savoir à grands coups de décibels et en tapant des poings sur la table. A quelques semaines à peine, MC me chuchotait à l’oreille qu’elle nous mènerait par le bout du nez. Il n’avait pas tort, la tendance se confirme (surtout chez son père).

Orangette aime danser. A la première note de musique, ses yeux s’éclairent et elle se met à taper dans ses mains, à sauter sur ses pieds et à babiller en rythme. Toute petite déjà elle essayait de reproduire les gestes des chansons à gestes.

Orangette est aimante, en demande constante d’attention, de câlins… et en même temps tellement indépendante pour son âge.

Orangette est un peu comme la chanson de Guy Beart (oui, bon, on a les références qu’on peut… Merci maman pour l’héritage!), et je me demande si un jour je saurai la rattraper.

 
« Ma petite est comme l’eau, elle est comme l’eau vive
Elle court comme un ruisseau, que les enfants poursuivent
Courez, courez, vite si vous le pouvez
Jamais, jamais, vous ne la rattraperez »

 

 

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