On est tou-te-s solidaires! #3 – Freecyclons gaiement!

Le recyclage est à la mode. C’est pas dur, on en mange à toutes les sauces. On trie, puis on recycle, on transforme et on réutilise. C’est bien, mais près de 38% de nos déchets arrivent tout de même dans des décharges, s’entassent, s’amoncellent et s’ennuient de longues, très longues années durant dans les quatre coins de France. Certes, certes, me direz-vous. Mais que faire, on trie, c’est déjà pas mal, non?

Vous connaissez le réseau des Freecycle? Le concept, d’une simplicité absolue, est tout simplement génial.

On a tous dans les recoins de nos maisons des objets dont on veut se séparer. Et quelque part, il y a certainement quelqu’un qui pourrait être intéressé par cet objet. Les groupes « freecycle » permettent de faire le lien entre ces deux bouts de la chaîne, entre celui qui veut donner, et celui qui a besoin. L’idée première, c’est d’éviter de voir grossir nos décharges de manière exponentielle. Mais derrière la démarche freecycle, il y a beaucoup d’autres choses aussi. Ça remet un peu de gratuité dans notre monde consumériste, et ça fait du bien. L’idée du don plutôt que de la revente. Je n’ai plus besoin de quelque chose, alors plutôt que de le jeter ou de le revendre, je propose de le donner. Et puis, si j’ai besoin de quelque chose, je peut d’abord aller voir sur mon groupe freecycle si quelqu’un ne le proposerait pas, ça m’évitera peut-être une dépense, et ça donnera une deuxième vie à des objets. Pour les objets de puériculture, ça vaut parfois vraiment la peine! Une poussette, un transat, des couches lavables… j’ai vu passer beaucoup d’annonces sur le réseau parisien.

Mais au fait, comment ça marche?

C’est tout simple. Il vous suffit de vous rendre sur le site du réseau français: www.fr.freecycle.org. Vous y trouverez une carte de France avec les adresses des « yahoo group » des réseaux les plus proches de chez vous. Ensuite, une fois inscrits, vous allez recevoir les messages de la liste de votre « yahoo group », avec des petits codes tout simple: « DONNE vélo », ou « CHERCHE table », etc. Quand on est intéressé, on prend contact avec l’auteur de l’annonce, et les échanges se poursuivent en dehors de la liste collective. Voilà, le lien est fait!

Et vous, ça vous tente?

On est tou-te-s solidaires #2 – L’Auberge de la solidarité

Comment parler de solidarité sans vous présenter l’Auberge?

L’Auberge, c’est une véritable auberge espagnole. On y rentre, on y passe, on y invite les copains, on s’y installe, plus ou moins longtemps. On y vient d’un peu tous les coins de France et de Navarre, voire de plus loin. Tant qu’on s’essuie les pieds en rentrant, on y est toujours le bienvenu.

L’Auberge, c’est un peu le dernier salon ou l’on cause. On y cause (forcément), on s’informe, on échange des bons plans, on discute, on débat, on se dispute parfois (ben oui, on n’est pas tous toujours d’accord), on s’épaule, on se conseille, on s’oriente.

Au début de l’histoire, une vingtaine de potes, membres de différentes ONG, décident de créer une mailing list pour échanger autour de leur métier, échanger des idées, partager projets, agendas, offres d’emploi… Depuis, l’Auberge a fêté ses 10 ans (en juillet dernier!). Et aujourd’hui, elle rassemble plus de 7.000 professionnels, d’ONG de solidarité internationale ou d’associations des domaines proches (l’environnement, le secteur social et sanitaire, les Droits de l’Homme, l’économie solidaire, etc.), des responsables développement durable de collectivités et d’entreprises, des journalistes, des étudiants, etc.

Vous l’aurez compris, l’Auberge, c’est un peu le lieu incontournable pour discuter solidarité. C’est tout à la fois un carrefour de rencontres incroyable (on y croise tout autant des responsables de grandes ONG -CCFD, Les Amis de la Terre, Médecins du Monde, Artisans du Monde, etc. que des militants d’associations locales, des étudiants, des journalistes, des professionnels, des bénévoles, des volontaires…), le meilleur des pôles emplois (1456 emplois diffusés!), un espace d’échanges formidable, un lieu de ressources et de conseils inépuisable. Et puis à l’Auberge, il y a des projets fous qui ont vu le jour et qui y ont grandi (Génération précaire y est né fin 2005 par exemple. Il fallait quand même y croire , non?).

Bref, l’Auberge de la solidarité, c’est un peu « the place to be » quand on s’intéresse ne serait-ce qu’un tout petit peu à tout ce qui tourne autour de la solidarité. Alors si ça vous tente, rejoignez donc cet incroyable réseau social! C’est tout simple, il suffit d’envoyer un mail à aubergedelasolidarite-subscribe@yahoogroupes.fr. Parce qu’après tout, plus on est de fous… hein, comme on dit!

On est tou-te-s solidaires! #1 – Femmes en résistance: un magazine qui fait bouger les lignes

On a tous nos propres cercles, nos propres réseaux pour échanger, faire circuler les idées. Mais du coup, les initiatives qu’on a envie de défendre, les idées pour lesquelles on a envie se battre, les projets auxquels on croit, pour peu qu’ils ne bénéficient pas d’une couverture médiatique (ce qui est quand même souvent le cas), restent trop souvent confinés à un milieu un peu circonscrit. Convaincre les convaincus, ça perd un peu de sa force, forcément.

Et c’est bien dommage tout ça, car il y a beaucoup d’initiatives de qualité, portées par des hommes, des femmes, des associations, qui méritent d’être plus connues. Mais voilà, on ne se mélange pas. Difficile de sortir du cercles des initiés.

Quand j’ai ouvert ce blog, c’était aussi avec cette idée derrière la tête: créer des ponts. Essayer d’ouvrir un peu le cercle du petit monde de la solidarité. Parce que les thématiques que l’on y abordent sont avant tout des sujets de société, des thèmes d’actualité, qui nous concernent toutes et tous. Le tout, c’est d’avoir accès à cette information.

Alors voilà, une nouvelle rubrique sur le blog de Solidar’Mum: On est tou-te-s solidaires! (petit clin d’oeil à ça…) Une rubrique pour présenter idées, projets, assos, rencontres, bonnes idées et autres nouveautés du petit monde de la solidarité. Et quand j’en trouverai le temps, peut-être même une page pour compiler tout ça (mais ça, on verra plus tard, hein. Chaque chose en son temps).

Crédit photo Pierre-Yves Ginet

Pour commencer cette nouvelle rubrique, je voulais vous parler du magazine Femmes en résistance que vient de lancer l’association « Femmes ici et ailleurs ».

Femmes en résistanceFemmes en résistance, c’est un magazine papier, trimestriel, pour parler des femmes dans le monde, ici et ailleurs, pour parler de ce qu’elles sont vraiment, au-delà des trop nombreux clichés des magazines dits « féminins », pour parler de leurs luttes, de leurs combats d’aujourd’hui, pour exister, pour faire valoir leurs droits… C’est engagé, c’est militant, mais jamais culpabilisant. C’est surtout très actuel et ça aide à ouvrir les yeux sur le monde, à rester informer sur des sujets trop peu médiatisés ou au traitement souvent biaisé, à maintenir un certain degré de vigilance. Et puis c’est un beau magazine, avec des grands reportages (des photos magnifiques de Pierre-Yves Ginet – si vous avez l’occasion de voir les expos conçues par l’association, foncez!), des interviews, des portraits, des rencontres, des brèves, des articles de fonds. Bref, un vrai magazine, quoi.

Le premier numéro, pour aider à se faire connaître, ils l’ont sorti  en format numérique. Ca permet de se faire une idée de la qualité du projet. Mais les prochains numéros, ce sera uniquement papier. Alors si ça vous plait, abonnez-vous, ça permet aussi de soutenir le projet!

Je vous mets aussi le petit mot de l’asso, parce qu’après tout, c’est eux qui en parlent le mieux!

Avez-vous eu des informations sur la blogueuse syrienne Razan Ghazzawi ? Sur l’avocate chinoise Ni Yulan ? Sur les activités de la maison des femmes de Saint-Martin d’Hères, en banlieue grenobloise, face à la précarité ? Sur la résistance des Congolaises face aux violences sexuelles ? Sur les questions concernant les droits des femmes en France, Belgique ou Suisse ?…

Dans les médias, moins de 24 % de l’information est consacré aux femmes. Et encore, elles sont souvent cantonnées à des thèmes dits “féminins”, quand elles ne sont pas présentées comme victimes. Afin de contrer cette image stéréotypée, l’association Femmes ici et ailleurs, en collaboration avec le photojournaliste Pierre-Yves Ginet, s’attèle depuis dix ans à faire connaître celles qui écrivent l’Histoire de notre temps. Tout en agissant en faveur de l’égalité, diffuser ce type d’informations permet de changer le regard et incite à l’engagement citoyen.

Aujourd’hui, l’association Femmes ici et ailleurs lance le magazine “Femmes en résistance”. Ce trimestriel met en lumière ces femmes, d’ici ou d’ailleurs, anonymes ou connues, qui font bouger les lignes. Dénoncer les atteintes aux droits des femmes, souligner les bonnes pratiques en faveur de l’égalité, révéler les violences et les avancées, qu’elles soient domestiques, économiques ou sociétales, témoigner de la force des victimes qui ont su se relever et s’engager… Telle est  aussi notre démarche.

Et puis sinon, Femmes en résistances, c’est aussi un blog, pour rester informées au jour le jour…

Et pour soutenir l’association, c’est ici!

PS: je précise que je ne suis pas membre de l’association, mais je trouve qu’elle fait un super travail…