La liste de mes envies

40 envies avant mes 40 bougies… et pour après aussi.

  1. Faire un voyage à l’étranger en famille 
  2. Améliorer le potager: gérer la serre, amender la terre…
  3. Réussir mon compost!
  4. Un week-end en amoureux avec C.
  5. Organiser les travaux de la maison pièce par pièce et s’y tenir
  6. M’essayer aux contes (trouver une asso de conteurs?)
  7. Aller au moins 4 fois au cinéma juste pour moi
  8. Faire plusieurs ballades en forêt de Fontainebleau avec les enfants
  9. Faire quelques sorties vélo
  10. Vendre ou me débarrasser de se qui nous encombre
  11. Prendre rdv chez un naturopathe et me débarrasser de ce fichu champi
  12. Aller voir un psy 
  13. Relire Gougaud 
  14. Emmener L. voir un spectacle de cirque équestre 
  15. Perdre du poids 
  16. Me remettre à l’escalade
  17. Comprendre mon jardin et l’aménager petit à petit
  18. fabriquer une cabane à oiseau
  19. fabriquer un meuble en bois (même tout petit!)
  20. essayer le violoncelle de maman
  21. envoyer un joli colis à ma Judith
  22. Retourner voir Judith à Berlin
  23. Changer de taff 
  24. Faire des confitures
  25. Réussir à faire pousser des courges et des courgettes!
  26. Regarder quelques bonnes séries TV
  27. Décorer la maison, enfin!
  28. Rattraper mon retard cinématographique 
  29. Faire un voyage au Japon
  30. Faire un voyage au Cambodge
  31. Acheter un van aménagé 
  32. Partir de nouveau en montagne l’été 
  33. Aller au ski
  34. Partir en week-end avec les vieilles copines, Ticlet, Zozale…
  35. Reprendre la guitare
  36. Faire un baptême de parapente 
  37. Partir en week-end toute seule avec chacun des enfants
  38. Aller voir au moins un concert et aller au festival Django Reinhard 
  39. Faire quelques sorties escalade en extérieur 
  40. Partager des vacances avec Padrig et Sarah en montagne

et caetera ! 😊 

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Scions, scions, scions du bois…

A l’automne 2014, C. a été pris d’une envie soudaine de manier la masse. Il a appelé quelques copains et a cassé la grue cheminée ouverte qui trônait dans le salon, pièce maîtresse de la maison qui nous avait séduit avec le carrelage à damiers. Et puis les mois passant, le besoin de se chauffer vraiment est devenu plus important. Et l’idée d’installer un poêle à bois est devenue récurante. Alors voilà. Un jour il a pris la masse et a cassé tout ça. Puis remplacé le tout par un poêle à bois chiné sur le bon coin.

Puis, guillerets, nous sommes allez chercher nos bûches pour chauffer notre maison… sauf que les bûches de 50, ben ça ne rentre pas! C’est couillon, non?! 

Alors depuis on coupe du bois. On transforme nos buches de 50 en buchettes de 25. Ceci-dit je ne m’en plains pas, j’ai découvert que j’aimais assez manier la tronçonneuse. 

Du coup, chaque automne, nous avons notre petit rituel. On se fait livrer quelques stères de 50, et on passe plusieurs week-end à couper et à ranger nos bûches. 

Avec l’aide de nos petits bûcherons, qui pourraient y passer tous leurs après-midis!

Au potager en 2016

Cette année, on a remis ça. 

On a agrandi la serre et l’espace de culture. On a choisi avec soin nos graines chez Kokopelli. Puis on les a plantées avec amour, on les a mises au chaud dans la maison, près de la fenêtre et pas trop loin du poêle. On les a regardées germer puis grandir. Et un jour on est sortis pour les planter. On a ajouté un peu de compost, installé des tuteurs aux pieds des tomates et des haricots, bricolé un bout de grillage pour guider les concombres, entouré les courgettes de sciure de bois pour éloigner les limaces… 

On en a pris soin de notre potager. Les enfants on bêché, creusé, planté, arrosé… 

Et puis le mois de juin est arrivé. Avec ses pluies diluviennes et ses inondations seine-et-marnaises. Et en regardant l’état du potager, on a pensé fort aux maraîchers dont c’est le métier, qui ont pleuré sur leurs récoltes cette année. Et nous avons pleuré sur notre potager. Sans doute un peu baissé les bras. Et puis on est partis en vacances en le laissant aux bons soins d’une amie sans trop y croire. On est rentrés sous le soleil, et on a décidé de s’y remettre, de lui donner une seconde chance pour cette année. Alors on a désherbé (beaucoup), étêté, arrosé, désherbé encore…

Le mois d’août est passé,un brin désespérant. Et puis septembre est venu. On a cueilli quelques pommes de terre. Puis des haricots. Puis des framboises. Puis des concombres. Puis des tomates… Finalement, ce petit potager nous récompensait de nos efforts! 

Pas de fenouils, pas de courgettes ni de potirons. Mais malgré tout quelques bons fruits et légumes à savourer. Et même une mini pastèque qui pointe le bout de son nez!

Et un stage en perspective pour m’améliorer dans la gestion de mon potager l’année prochaine! 

Au dodo!

Après notre petit séjour breton, nous avons enfin pris le temps de transformer le lit à barreaux de Petit Gris en lit de grand. A plus de 3 ans, il était plus que temps. Un petit tour chez les suédois pour trouver un sommier et matelas, quelques vis et bouts de bois pour faire tenir le cadre transformé, un réaménagement de la chambre pour faire tenir le lit dedans et le tour était joué.
Petit Gris a participé tout fier à ce grand chambardement. Équipé de la visseuse de son père, il « vissait » tous les trous qui lui passaient à portée de main et est encore persuadé aujourd’hui que c’est lui qui a monté le lit.
Et depuis, c’est un bonheur chaque jour renouvelé pour un Petit Gris qui découvre les joies d’une liberté toute neuve. Car depuis, Petit Gris kiffe sa chambre. Il en explore tous les recoins (surtout les combles interdits, évidemment; il devient urgent que l’on construise enfin les placards dont on a fait les plans il y 2 ans!), déplace ses jouets, fait des galipettes sur son lit, sème ses livres, se cache dans son tipi…

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Mais surtout, surtout, il peut allumer et éteindre sa lumière depuis le bout de son lit. Et alors ça, c’est vraiment le top. Surtout le soir, quand il est l’heure pour Petit Gris d’aller se coucher. Tous les soirs, depuis qu’il se couche dans son lit de grand, l’excitation monte au moment du coucher, et ça fini en eau de boudin. Petit Gris choisi un livre, va se glisser sous couette, et on lit le livre ensemble, bien au calme, bien au chaud. Puis il est l’heure de poser la tête sur l’oreiller. Et là, tous les soirs, un petit rire bête commence à sortir de la bouche du fiston qui se met secouer sa couette en rigolant, se lève et se relève incessament pour appuyer sur l’interrupteur, va chercher des livres, bref, continue d’explorer cette liberté nouvellement acquise. Et nous de dire et de redire qu’il est l’heure de dormir. Et de finir par nous fâcher.
On a essayé pas mal de choses pour éviter ces fâcheries. Le laisser lire dans son lit 1/4 d’heure tout seul avant d’éteindre, le laisser dormir avec son camion de pompier, parler avec lui et lui expliquer que demain sinon il sera fatigué blablabla, le laisser se gérer tout seul en espérant qu’il finisse par tomber de fatigue dans son lit comme une prune bien mûre (ce qui est arrivé, mais à 22h30). Mais non, la seule chose qui finisse par fonctionner, c’est la grosse voix associée aux gros yeux.
Hier soir, après la fâcherie quotidienne et Petit Gris enfin allongé sous sa couette, je l’entendais se murmurer sur l’oreiller « dodo, c’est dodo maintenant. Sous la couette. Chuuuut! ». A croire que c’est devenu son nouveau rituel… Dites-moi que non, dites-moi que ça passe, parce que personnellement, je trouve ça juste usant!

Photo: un Petit Gris enfin endormi, avec ses livres pour doudou… Là, j’avoue, mon coeur de maman a chaviré!

Autruche, quand tu nous tiens…

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Il y a 2 semaines, on a passé une semaine en Bretagne, une semaine enchanteresse entre famille et amis, 2 jours ici et 3 jours là, à profiter du bon air de la mer, de l’énergie des uns et de la présence bienveillante des autres. Une parenthèse reposante et dépaysante dont nous avions bien besoin, pour nous sortir le nez du quotidien.

J’avais un peu peur au départ de nuits difficiles pour nos oiseaux, à changer de chambre tous les 2 jours. Mais non, ils se sont adaptés sans soucis à tous leurs petits nids.
Petit Gris à découvert les joies du lit de grand, et toute la liberté que cela procure. Il a joué de son statut de grand frère pour embêter sa soeur autant qu’il le pouvait dans une chambre format mini d’où l’on entendait s’élever des fous rires à l’heure du coucher. Il a découvert le plaisir de jouer et de dormir 3 jours durant avec des plus grands, Gagou 5 ans, et Lulu 7 ans. Et maintenant il demande tous les soirs à dormir dans sa cabane; merci les copains! Il a eu droit a un essai « je ne porte plus de couches parce que mes parents l’ont décidé » (rattage complet, évidemment!). Il a redécouvert le plaisir de la plage, grimpé sur des rochers avec son tonton, été en pèlerinage régulier sur le port pour admirer le camion-grue, trouvé que la Manche fait froid aux pieds et que les moules c’est meilleur que les pizzas.

Orangette, au milieu de tout ça, a bien tiré son épingle du jeu, jouant de ses sourires éclatants pour séduire à tout va, et de ses cordes vocales pour le cas où l’on aurait oublié de la regarder pendant 3 minutes. Ce qui arrive rarement: croquignolette comme elle est, elle trouve toujours des bras pour l’accueillir ou une main pour l’accompagner dans ses grandes découvertes sur ses deux pieds.

Bref, une semaine d’amour en perfusion, du bonheur en barre.

Je suis revenue pleine d’énergie, confiante, battante, avec l’envie d’affronter plutôt que d’éviter. Parce qu’en temps normal, je suis plutôt la reine de la politique de l’autruche.

Malheureusent, à la faveur des levés matinaux et des nuits trop courtes, l’autruche revient galop! Il va falloir que je trouve le courage de lui donner un bon coup de pied au derrière à celle-là, histoire qu’elle sorte la tête du trou!