Au-revoir maîtresse. Et merci.

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Voilà, on y est. Après une année à accompagner Petit Gris le long du chemin chaotique de l’école, la fin de l’année est là, et il va lui falloir dire au-revoir. A sa maîtresse. A son atsem. A sa nounou. Ca fait beaucoup d’au-revoir pour un petit bonhomme de 4 ans.

J’ai réfléchi longtemps au cadeau qu’il pourrait offrir à toutes ces femmes qui l’ont accompagné dans cette première année de scolarité. Qui ont été là pour lui. Qui ont su trouver les mots dont il avait besoin pour être rassuré. Qui ont trouvé les mots pour l’aider à avancer. Qui lui ont fait aimer l’école. Un petit quelque chose qui permette de dire merci, et qui aide Petit Gris à leur dire au-revoir.

J’ai cherché l’inspiration sur les forums et les blogs, forcément. D’autres se sont posés la question avant moi. J’ai visité quelques sites a la recherche du super article joli, original et pratique, mais rien ne m’a vraiment plus. J’ai farfouillé du côté des bonnes idées à faire soi-même, sans prendre de trop gros risques, parce que bon, le bricolage et moi, c’est pas toujours ça.

Finalement, j’ai opté pour quelque chose d’assez simple, du moins pour la maîtresse et son atsem. J’ai aidé Petit Gris à préparer une carte pour chacune d’entre elle. Au début, je voulais lui faire faire des anagrammes de leurs prénoms. C’était sans compter l’exceptionnel esprit créatif de mon petit bonhomme qui n’a visiblement pas compris le principe. J’ai laissé tomber. Du coup, une jolie peinture sur l’intérieur de la carte, et sur l’extérieur, un collage des lettres MERCI découpées dans un joli papier et disposées dans le sens qu’il veut.

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Et puis avec ça, une fournée de mini-muffins. On a fait un test ce week-end avec Petit Gris. Mini-muffins à la compotée d’abricots, aux pépites de chocolat, à la pâte de spéculoos et à la pâte de noisettes. Approuvés par toute la famille. Ça claque!

Ne reste plus qu’à trouver 2 jolis bols pour les mettre dedans, et à se remettre aux fourneaux jeudi soir avec Petit Gris.  Il aura 2 jolis et gourmands cadeaux à offrir, auxquels il aura très largement contribué.

En attendant, comme il y a plein de mini-muffins en rab’, je m’en vais les déguster autour de la machine à café histoire de me faire des copains au bureau !

Il et elle

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IL
. grandit sans que l’on s’en rende compte. L’école semble avoir un pouvoir magique pour cela.
. a toujours peur du Père Noël, mais essaye de se convaincre que non car il a bien compris qui apportait les cadeaux.
. a du mal à s’endormir en ce moment. Le coucher du soir est une bataille sans cesse renouvelée.
. est fatigué quand il rentre de l’école. Alors il fait l’andouille.
. dit toujours qu’il n’aime pas avant d’avoir goûté. Et finit pourtant son assiette avec appétit et gourmandise. 
. rentre de l’ecole avec de mauvaises habitudes. Déjà.
. commence à faire des blagues et semble avoir hérité du sens du jeu de mots paternel. Mazette!
. a besoin de son doudou beaucoup plus souvent qu’avant. Un peu trop à mon goût.
. joue avec les chocolats du calendrier de l’avent avant de les manger. Il est gourmand pourtant.
. aime toujours autant les livres et les histoires. 
. commence à s’essayer aux puzzles. 
. est fan de Tchoupi et de Petit Ours Brun. Damned. 

ELLE
. pousse comme un champignon. Il va falloir faire du tri de vêtements…
. réclame son père en permanence. C’est un peu vexant.
. est toujours aussi casse-cou.
. est tellement gourmande de chocolat qu’elle ne sait jamais ce qu’elle enfourne dans sa bouche quand elle ouvre son calendrier. La forme n’a pas d’importance quand il s’agit de chocolat.
. a une fâcheuse tendance à me transpercer les tympans de ses cris stridents. Je crois qu’elle aime sa voix.
. ne supporte pas qu’il y ait un autre enfant dans nos bras. Elle vient aussitôt réclamer place. Ou plutôt la prendre.
. fait les meilleurs câlins du monde.
. se régale de clémentines comme si c’était des bonbons.
. préfère sautiller que marcher. Je ne sais pas où elle trouve toute cette énergie.
. se met à danser dès qu’elle entend quelques notes de musique.
. vient nous chercher par la main quand elle veut qu’on vienne jouer avec elle. Et elle insiste si on obtempère pas. J’adore.

ILS
. se réclament au saut du lit.
. se piquent leurs jouets en permanence.
. font les fous dans le bain tous les soirs.
. font des batailles de guilis qui finissent en eau de boudin.
. rigolent bêtement des bêtises de l’autre. Ils sont leur meilleur public.
. inventent des jeux qu’eux seuls comprennent.
. pensent à l’autre quand ils ne sont pas ensemble. Se chamaillent quand ils sont dans la même pièce.

Chaque jour je les vois devenir un peu plus frère et sœur. Et je me dis que c’est une chance. Et je me dis que c’est précieux. 

Amoureux

Quand nous sommes arrivés au Bout du Bois, notre première mission a été de trouver une nounou aussi chouette que Z. qui gardait Petit Gris à Paris: entourante, aimante, dynamique, rassurante, patiente, honnête… Bref, une nounou qui aime son métier, qui soit chouette avec les enfants et en dialogue avec les parents.

Après une première tentative ratée (on avait privilégié l’emplacement idéal de cette dernière, pile poil entre la maison aux volets bleus et la gare, plutôt que de suivre notre instinct qui nous disait que quelque chose clochait), nous sommes tombés sur la fée Carabosse et avons récupéré au bout d’une semaine un Petit Gris en pleurs et tout déboussolé.
Alors nous sommes repartis, la boule au ventre, dans cette ville que nous ne connaissions pas encore, à la recherche de la perle rare. Et nous avons rencontré Dame Tartine.

Petit Gris a beaucoup pleuré au début. Changer de maison, changer de ville, changer de nounou, changer de rythme… Du haut de ses 18 mois, ça faisait beaucoup. Mais Dame Tartine a pris le temps dont il avait besoin, pour le rassurer et pour l’aider à se créer de nouveaux repères. Il faut dire que pour l’aider dans cette mission, elle a de bons alliés. Piou-Piou d’abord, son inséparable bras droit, qui vient à bout de presque tous les chagrins. Et puis aussi les autres mini-pouces qu’elle a déjà en garde et qui l’aident à accueillir les plus petits, à les mettre à l’aise.

Quand Petit Gris est arrivé, c’était L., jolie blondinette, la grande de la bande. L. a vite pris Petit Gris sous son aile, aidant Dame Tartine à sécher ses larmes en partageant la boîte de légos et la collection de Oui-Oui. Petit Gris parlait tout le temps d’elle. Il était tout heureux le dimanche soir, de savoir qu’il la verrait le lendemain.

L’année est passée et L. est entrée en maternelle. Au début, Petit Gris continuait à parler d’elle presque tous les jours. Et petit à petit, son prénom revenait moins souvent dans sa bouche.

Une année est passée encore et Petit Gris est devenu l’un des plus grands des mini-pouces chez Dame Tartine. Il a vu arriver d’autres enfants avec qui il partage à son tour la boîte de légos et la collection de Oui-Oui. Il s’est fait de nouvelles copines.

Et puis, il y a quelques jour, la petite M. a fait son premier jour d’adaptation. Et Dame Tartine m’a envoyé cette jolie photo:

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Petit Gris l’a appelée L. toute la journée…

Portraits du dimanche #3 – portraits sous bobs au potager

Portrait craché, portrait-robot, portrait en pied, portrait de dos, tirer le portrait, portrait de famille, brosser le portrait…

Au bout de notre banc, le dimanche, c’est le jeu des portraits !

Portraits du dimanche 14 juillet, avec bien du retard… Aujourd‘hui, portraits sous bobs au potager!

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Du gris souris pour Petit Gris

Au départ, j’avais l’intention de parler d’Orangette. J’avais envie de la raconter un peu. Et puis finalement, c’est Petit Gris qui surgit.

C’est que Petit Gris me soucie.

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Ce soir Petit Gris va rencontrer pour la première fois un « docteur pour les dents ».

Parce que Petit Gris est tombé sur sa dent. Et maintenant, la dent de devant de Petit Gris est toute grise. Petit Gris a une dent gris souris. Une dent de Petit Gris.

Parce que Petit Gris a fait le fou. Alors que je lui avait dit d’arrêter de faire le fou. Que quand on fait trop le fou, on peut glisser et se faire mal.

Mais en ce moment, Petit Gris n’en fait qu’à sa tête. Petit Gris ne veut pas écouter. Surtout pas sa maman.

Je lui avait dit, mais il n’a pas écouté. Il n’a pas écouté et il a glissé. Petit Gris est tombé. Sur sa dent de devant. Et maintenant, Petit Gris a une dent gris souris.

Et moi j’en veux a Petit Gris. Chaque fois qu’il ouvre la bouche et que je vois ce petit bout de gris, je ne peux pas m’en empêcher. J’en veux à Petit Gris de n’en avoir fait qu’à sa tête et de ne pas m’avoir écoutée.

Et je m’en veux de lui en vouloir. Parce que c’est sa dent à lui. Parce que c’est sa vie à lui. Et parce qu’il est encore si petit.

Et je ne peux pas m’en empêcher. Je me demande comment je vais bien pouvoir le protéger, mon tout petit, des moqueries de ses copains, quand il aura une dent en moins…

Mon fils, ce poète

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Petit Gris est fort poète ces derniers temps. Non qu’il s’essaie aux rimes ou aux quatrains, mais son langage vient souvent joliement fleurir nos conversations, sous nos regards à la fois étonnés et amusés. Et après moults tentatives de traductions, nous avons généralement droit à un rire éclatant quand nous trouvons finalement la solution. Petit Gris vient de découvrir qu’il peut aussi être bon clown à ses heures, et que jouer avec les mots peut lui apporter attention et succès (du moins auprès de ses parents, toujours bon public, forcément!)

Je vous laisse deviner le sens de ses denieres sorties!

– Petit Gris, qu’est-ce que tu veux comme dessert?
– Un yahourt pshit pshit!

En voiture, en passant sur le pont:
– Oh maman, regarde! Un bateau biche!