Choisir son porte-bébé #5 – Bon alors, je choisis quoi?

Au final, c’est difficile de choisir et on a juste envie de tout essayer ! D’ailleurs, c’est peut-être ça la meilleure des solutions. Se faire prêter par une copine une écharpe ou un porte-bébé pour les premiers essais. Ca permet de tester et de choisir ce qui nous convient le mieux avant d’investir dans l’achat d’un système de portage (c’est que ça coûte relativement cher ces petites choses-là !)

Si on n’a personne dans son entourage susceptible de nous en prêter, il y a pas mal d’associations et de boutiques qui proposent de louer écharpes et porte-bébé (savez-vous porter les choux, etc.).

Et puis sinon, ce que je conseille :

* Une écharpe de portage pour les premières semaines, c’est vraiment là-dedans que le bébé est le mieux. Et pour celles qui sont à l’aise avec les nœuds, continuez avec l’écharpe !
* Pour celles qui comme moi n’aiment pas trop les nœuds, optez pour un porte-bébé ergonomique préformé qui réparti bien le poids de bébé, et qui soit bien rembourré au niveau des épaules du porteur.

Pour l’écharpe, vraiment, n’hésitez pas à faire un cours de portage, ça vaut la peine. Les maternités commencent à développer des ateliers de portage pour les jeunes mamans et certaines PMI en proposent également, ainsi que certaines sages-femmes libérales. Sinon, tournez-vous vers le milieu associatif ! Il y a  de plus en plus d’associations locales qui proposent des ateliers de portage, des espaces d’échanges entres parents (vous pouvez notamment aller sur le site de l’arbre à bébés, …)

Et pour finir, pour le plaisir des yeux, un lien vers un album flickr qui regroupe plusieurs centaines de photos de portage à travers le monde. Toutes les photos des billets publiés depuis lundi sont issues de cet album. Vraiment, allez y faire un tour, il y a des photos magnifiques !

 

 

 

 

 

 

 

Photo 1: Lars Plougman – « Debra with Crispin in a sling »
Photo 2: fveronesi – « Grandmother and baby – Bay-yo village – Luzon »
Photo 3: fveronesi – « Mother carrying baby at Pele-la – Bhutan 2012 »
Photo 4: Lon&Queta – « Hmong woman with baby in basket; near SaPa, Vietnam »

 

 

 

 

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Choisir son porte bébé #4 – scratchs, bretelles et bandoulières

De mon côté, j’ai plutôt cherché du côté des porte-bébés préformés. Côté puériculture, je suis quand même assez fan des allemands ! J’ai donc d’abord essayé le Bondolino (toujours de la marque Hoppediz) qui est fait dans le même tissu que leurs écharpes et toujours dans des coloris assez sobres. J’ai vraiment aimé porter Petit Gris dans ce porte bébé.

 Les petits +

* Il s’attache vraiment très facilement : une sangle à scratch pour la ceinture (au début ça m’a fait un peu peur, mais en fait c’est vraiment très solide – après 3 ans de portages et de nombreux lavages le scratch n’est toujours pas abimé) et les bretelles qui viennent se nouer autour de la taille avec un nœud. Ce système de ceinture et de bretelles permet à plusieurs porteurs d’utiliser le Bandolino sans avoir à faire ou défaire des réglages.
* La « capuche » pour protéger bébé du soleil, de la pluie, des regards… facile d’utilisation autant en portage ventre qu’en portage dos.
* Jusqu’à 20kg

Les petits bémols

* Je ne l’ai utilisé qu’à partir des un mois de Petit Gris. Avant, il avait l’air tout perdu dedans, et il me semblait ne pas respecter l’écartement de ses hanches quand je le mettais dedans.
* La ceinture à scratch fait beaucoup de bruit quand on l’enlève, et je me suis fait avoir plusieurs fois à réveiller Petit Gris après l’avoir posé endormi dans son lit… il faut bien penser à s’éloigner de bébé pour « déscratcher » le porte-bébé !

Pour Orangette, on nous a prêté un Manduca, porte-bébé que je rêvais d’essayer depuis très longtemps. J’avais croisé beaucoup de parents sur Paris qui utilisaient le Manduca pour le portage sur le dos et les bébés y avaient vraiment l’air bien installés. Malgré le système de réducteur proposé, comme pour le Bondolino, j’ai attendu qu’elle ait un mois révolu avant de l’utiliser. En portage ventre, je n’étais pas très à l’aise, et je lui ai préféré le Bondolino. Par contre, pour le portage dos, il n’y a pas photo ! Le Manduca, c’est un vrai bonheur ! J’ai tout de suite trouvé facile d’y installer Orangette et le portage est confortable pour le porteur.

 Les petits +

* Installation très facile, surtout pour le portage sur le dos
* Très confortable pour bébé et pour le porteur
* Jusqu’à 20kg

Les petits bémols

* Pour ce qui est du fonctionnement du porte-bébé, il y a une ceinture avec une attache plastique sécurisée et des bretelles à prérégler en fonction du porteur. Quand c’est toujours la même personne qui porte, c’est très pratique, puisque les réglages sont fait une fois pour toute. Mais du coup, si il y a plusieurs porteurs, il faut refaire les réglages à chaque portage…
* En portage dos, je n’arrive pas à remonter toute seule la capuche sur la tête d’Orangette, il faut que je demande de l’aide. C’est d’autant plus dommage que sa tête part un peu en arrière (plus je trouve que dans le Bondolino) quand elle s’endort.

Photo: « China Xinjienzhen – mother with child » de jadis1958

Choisir son porte bébé #3 – Mei Tai, Onbuhimo et autres traditions

Pour Petit-Gris, du coup, n’utilisant pas vraiment l’écharpe, j’ai vite cherché un modèle de porte-bébé plus pratique. J’avais bien un vieux Baby Björn à la maison, mais le bébé est maintenu tout droit dedans, ce qui ne respecte pas la courbure de son dos et appuie par ailleurs sur ses testicules quand il s’agit d’un petit gars. Et puis ça n’est vraiment pas ergonomique pour le porteur, j’avais mal au dos au bout de 5 minutes.

Heureusement, il y a une offre de plus en plus importante de porte-bébés ergonomiques sur le marché.

Sur les différents sites, forums et autres blogs, on trouve souvent des références au Chinado ou au BB tai, qui sont des sortes de Mei Tai, les porte-bébé chinois. Je ne les ai pas essayés, mais les bretelles en tissu me font un peu peur pour ce qui est d’un portage sur une longue durée. Les témoignages que j’ai pu lire sont cependant assez bons et ils ont l’intérêt de prendre très peu de place une fois plié, on peut donc les emmener partout avec soi. Il y a aussi le onbuhimo, porte-bébé japonais traditionnel, qui a l’air très confortable, tant pour le bébé que pour le porteur, j’en ai eu de très bons échos, mais là encore, je n’ai pas testé… Fraülein  Hübsch en propose de très beaux et les fabrique sur mesure. Elle demande le gabarit des bébés et des personnes susceptibles de les porter. Si vous ne parlez pas allemand, la correspondance peut également facilement se faire en anglais.

Photo: « Zhangjiajie City (Dayong): family with baby carrier » de lacitadelle

Choisir son porte bébé #2 – Echarpe et autres noeuds

Forcément, au début, j’ai pensé à l’écharpe. Par contre, je ne voulais pas de ces écharpes multicolores très en vogue chez les bobos parisiens, mais quelque chose de plutôt discret, que MC accepterait aussi d’essayer. J’ai opté pour une écharpe de la marque allemande Hoppediz, tissée dans du sergé croisé. C’est ce qui offre le meilleur maintien pour le dos du bébé. La mienne est noire (mais existe en plein d’autres coloris) et je l’avais choisie très grande pour pouvoir faire les nœuds nourrissons.

Au bout du compte, je l’ai très peu utilisée pour Petit Gris. Même si le guide vendu avec l’écharpe est plutôt bien fait, je n’étais pas très à l’aise pour  faire les nœuds, et puis nouer et dénouer l’écharpe en permanence, avec les bouts qui trainent par terre et moi qui me prends les pieds dedans, ça m’a vite fatiguée. Mais à la naissance d’Orangette, ma super sage-femme m’a proposé un cours de portage en écharpe. Du coup, je me suis sentie plus à l’aise et je l’ai beaucoup utilisée dans les premières semaines (toujours en portage kangourou par contre, je n’ai pas essayé d’autres nœuds), à la maison, ou pour faire de longues ballades.

Pour Orangette, une amie m’a également prêtée son écharpe « Je porte mon bébé », qu’elle avait beaucoup utilisée. Personnellement, je n’ai pas été très convaincue par cette écharpe en tissu élastique. Si elle a un vrai côté pratique (on peut garder l’écharpe sur soi une fois nouée, et y installer/désinstaller bébé – et il y a un site très bien fait avec des tutos en vidéo pour apprendre les nœuds), j’ai  eu mal au dos chaque fois que je l’ai utilisée, et au final Orangette y semblait moins bien soutenue que dans celle de chez Hoppediz.

Photo: « baby in a purple sling, Fes, Morocco » de Eastswords

 

Choisir son porte-bébé #1 – Ma semaine en portage

Quand je suis tombée enceinte, je me suis très vite posée la question du portage. Il était évident pour moi que j’allais porter mon bébé, pour plein de raisons différentes. Parce qu’après l’avoir porté en moi pendant 9 mois, il me semblait naturel de continuer à le porter. Parce qu’habitant Paris à l’époque, cela me semblait aussi le plus pratique, histoire d’éviter le calvaire de la poussette dans les transports en commun.

Mais bon, si l’idée me semblait naturelle, trouver le système de portage qui me convienne et convienne à ce petit bout à venir était une autre affaire. Alors je me suis renseignée, j’ai cherché et je me suis noyée dans les informations diverses et variées que j’ai pu trouver. Heureusement, j’ai croisé la route d’une jeune maman adepte du portage, qui m’a bien aiguillée (et je l’en remercie encore !). Mais à l’époque, j’aurais bien aimé trouver un billet qui fasse un peu le tri sur les différents porte-bébés qui existent, les avantages et inconvénients de chacun.

Alors voilà, je vous propose une petite semaine consacrée au portage. Chaque jour un billet sur les systèmes de portage que j’ai pu essayer (ou pas d’ailleurs), ce qui m’a plu, ce qui m’a freiné pour certains d’entre eux, quelques adresses, quelques liens…

Photo: « Flower Hmong Kid in Bac Ha market and her mother » par Nikkodem