Et en arrière fond, comme un petit goût d’été

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3 semaines de déconnection totale, à profiter d’eux, de lui, de la famille, des amis. Être ensemble. Partir. Quitter le quotidien. Vivre sans contraintes. Où tout devient meilleur, plus intense, plus moëlleux, plus joyeux, plus goûteux.

Puis un retour en douceur pour préparer la rentrée. Une semaine éprouvante, pour lui, pour elle, pour nous. Et ce week-end qui arrive comme il faut, avec son petit goût de vacances encore, ce soleil qui chauffe la sève des pins, les odeurs de sous bois, les pommes et les épines qui craquent sous nos pieds.

Orangette et Petit Gris ont retrouvé leurs grands-parents avec bonheur, pour partager avec eux le plaisir de retrouver leurs terrains de jeux préférés.

Sous le soleil, un petit goût d’été qui reste suspendu et résonne encore dans les coeurs…

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Cette première rentrée

Petit Gris à fait mardi sa toute première rentrée. J’ai fait mardi, avec Petit Gris, ma toute première rentrée. Je suis devenue parent d’élève.

Je pensais gérer tout cela à merveille. Et je me suis laissée surprendre, à m’émouvoir, à m’inquiéter, à y penser toute la journée.

Je lui ai fait le matin un gros baiser sur le perron de la maison, et je l’ai regardé partir tout fier avec son petit sac sur le dos, rassuré d’y savoir son doudou au chaud, sur son dos, tout près de lui.

C’est MC qui s’est chargé de l’accompagner dans la classe, de vivre avec lui cette rentrée. C’est que Petit Gris pleure encore quand il me voit partir et nous préférions éviter de rendre les choses encore plus difficile.C’est donc main dans la main avec son père qu’il est entré dans l’école. Il y a retrouvé avec bonheur quelques copains, L. qui était gardé avec lui chez Dame Tartine, et surtout E. son grand copain.

C’est à peine s’il a jeté un regard à son père quand il est parti, tout occupé qu’il était à jouer avec d’autres. Lui qui hésitait à passer le pas de la porte de la salle de gym l’an dernier, quel changement!

Puis la journée est passée. Cantine, sièste, car scolaire, Dame Tartine. C’est chez elle que nous sommes allés le récupérer à 18h, en même temps qu’Orangette. Nous y avons retrouvé un Petit Gris visiblement impressionné par sa journée, qui avait dû être changé au réveil de la sieste, qui avait beaucoup pleuré dans ce car scolaire si grand, si bruyant, si impressionnant et qui avait sauté dans les bras de Dame Tartine pour descendre de ce grand car, rassuré de retrouver un figure connue et aimée.

La deuxième journée fut un peu sur le même schéma, avec en plus à découverte de l’accueil de loisir. J’aimerais être une petite souris pour savoir comment se passent ses journées. Je sens bien que c’est dur pour mon petit garçon, tous ces changements, tous ces repères nouveaux qu’il lui faut se créer. Je sens bien que son petit coeur bat à 100 à l’heure, qu’il a un peu envie et beaucoup peur aussi.

Mais je lui fais confiance, je sais qu’il y arrivera. Bien sûr, mon coeur de maman se serre quand je sais qu’il a pleuré et je me demande comment l’aider à affronter toute cette nouveauté qui semble si difficile à apprivoiser. Et puis je le retrouve le soir, joyeux et rieur, il me raconte ce qu’il a mangé à la cantine, qu’il a appris à dessiner des ronds, qu’il a joué avec E… Alors je souris et je sais qu’il a en lui la force nécessaire pour apprivoiser tout cela. Et je sais qu’il sait, lui, que nous nous retrouvons le soir, pour faire le plein de câlins, de bisous, prêts l’un comme l’autre à repartir le lendemain vivre une nouvelle journée le coeur rempli d’amour.

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Rentrée!

Ca y est, c’est la reprise… Après 8 mois d’arrêt pour cause congé parental. Et je retrouve avec délice (haha!) le lever à 6h20 le matin et les joies du train de banlieue, la course du soir pour sortir discrètement du boulot avant tout le monde et attraper mon train de justesse, puis récupérer Petit Gris et Orangette malgré tout beaucoup trop tard, après 10h de garde chez leur nounou, Tatie-La-Bien-Aimée.

Bon, mais pour dire vrai, je retrouve mes anciens repères plus vite que je ne l’aurais cru et j’apprécie l’arrivée sur Paris à cette heure où la ville commence à s’éveiller. J’apprécie d’avance de goûter les retrouvailles avec les copines parisiennes le temps d’une pause repas le midi, de pouvoir flâner un peu en marchant dans des rues animées (ben oui, dans ma campagne, à part des chats et des écureuils, à midi il n’y a pas grand monde dans les rues), de pouvoir m’isoler pour une heure de lecture dans un café en grignotant un mauvais sandwich ( qui m’aura coûté un bras) sans être interrompue par un cri, un pleur, un rire, une couche à changer, un vomi à essuyer… Tout cela a un petit goût de liberté retrouvée. Même si mon Orangette me manque, après 6 mois à vivre dans notre petite bulle, je la sais bien chez Tatie, avec Petit Gris qui veille sur elle et lui pique ses jouets. Et moi j’ai l’esprit tranquille pour penser à autre chose, me replonger dans les délices d’un boulot qui ne me convient qu’à moitié, mais qui a le mérite de me remettre dans un autre rythme.  Bref, je fais mon come back dans un monde où je peux mettre de côté pour un temps mon costume de maman.

Ceci dit, reste à trouver le costume que j’ai vraiment envie d’enfiler, parce que dans le fond, pour l’instant, j’ai surtout l’impression de m’être déguisée!