Ce temps qui passe

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Le temps de tout, le temps de rien. Ce temps qui passe, ce temps qui file. Ce temps dont j’aurais tant besoin et tout le temps ce besoin qui revient.

On fait des choix, on les assume ; on les regrette parfois. Puis non, finalement. Parce qu’on est bien quand même. Dans ce cocon. En dehors de tout. Peut-être trop parfois. Si bien qu’on se coupe un peu des autres.

C’est que ça nous chahute un peu les autres. Quand ils arrivent, avec leurs codes qui ne sont pas les nôtres. Qui nous heurtent, nous bousculent. Qui nous percutent parfois. Toute la difficulté de la rencontre. Laisser filer. Lâcher un peu.

On croit bien se connaitre. Suffisamment en tout cas. Et des souvenirs plein la tête, on essaie de recommencer. Mais non. Le temps est passé par là, et on n’appréhende plus les choses comme avant. On a grandi, on a vieilli, quoi qu’on en dise. Et eux aussi. Eux surtout, qui vieillissent l’air de rien. Ils prennent le temps de vieillir doucement. Et ne comprennent plus soudain ce besoin de vitesse. Parce que pour nous le temps manque, étonnamment, quand pourtant il nous en reste plus à nous qu’à eux. Peut-être alors qu’ils le savourent ce temps. Peut-être aussi qu’ils n’ont plus l’énergie suffisante, même s’ils ne le disent pas, même s’ils s’en cachent un peu. Pour eux plus que pour nous sans doute. Ils se préservent. Nous n’en sommes pas dupes. Et de loin nous les regardons vieillir.

Et enfin, prendre le temps…

Vacances terminées, et me voilà de nouveau dans le train, après un réveil trop matinal, en route pour Paris et une nouvelle journée de boulot. Et mes pensées vagabondes…

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Il y a un an, un bébé de 7 mois était bien installée au creux de moi, et je ne reprenais pas la route du travail, mais je restais au chaud, à la maison, à préparer, enfin, son arrivée, en bénissant ce temps qui m’était offert.

Ce temps qui manque trop souvent, c’est celui que nous avons pris pendant les vacances. Le temps de ne rien faire, sinon d’être ensemble.

Le temps de regarder les enfants grandir, et se rendre compte qu’ils ont grandi bien plus qu’on ne le pensait.

Le temps de les regarder jouer, et se rendre compte de tout ce qu’ils savent faire déjà, et nous qui ne le savions pas.

Le temps de les regarder vivre, et se rendre compte de combien ils sont merveilleux ces enfants, toujours rieurs, toujours de bonne humeur.

Le temps de les regarder aller, main dans la main, avec leurs grands parents, et se rendre compte des liens si forts qui sont déjà là.

Le temps de passer du temps ensemble, et de se rappeler combien il est bon ce temps passé à leurs côtés…